L’Ademe, le Cerema et le CSTB organisent ce matin une réunion de restitution de la première année de travail de l’Observatoire des CPE (voir le programme).

À titre personnel, je ne peux évidemment que me réjouir de la création et de l’activité de cet Observatoire, qui constituait la première recommandation de mon rapport à la Ministre en 2011 (voir le rapport). Il faut parfois savoir laisser du temps au temps et remercier les porteurs de ce projet de leur initiative.

Les premiers retours de l’Observatoire sont les suivants:

  • 240 CPE ont été recensés par l’Observatoire, qui ont été lancés depuis 2007. 
  • 86% portent sur des bâtiments publics, détenus par de Communes (36%), les bailleurs sociaux (18%), les Régions (10%) et même les copropriétés (6%). 
  • La région Auvergne-Rhône-Alpes a été la plus active (30% des projets). 
  • Les CPE relatifs aux bâtiments d’éducation représentent près de 4,5 millions de m2, le résidentiel 2 millions de m2. 
  • La tendance observée témoigne d’une accélération des CPE depuis 2007. Le premier pic à sans doute été accéléré par l’institution des marchés publics CREM/REM qui constituent l’outil privilégié en secteur public. Cette hausse paraît pérenne. 
  • La durée la plus fréquente des CPE est de 6 à 10 ans. Des CPE de 1 à 5 ans, en deuxième rang. 
  • La procédure de dialogue compétitif est la plus pratiquée et de loin. 
  • 50% des CPE portent sur les systèmes, 35% sur des travaux et 15% sur des services. 
  • En moyenne, les objectifs contractuels sont de 28% de baisse des consommations d’énergie, pour un investissement de 422 €/m2 permettant une économie  > 40% d’économies. 

Faisons aujourd’hui le pari que le décret tertiaire va accélérer encore davantage le déploiement des CPE, dans les parcs public et privé. 

Pour aller plus loin, cf. www.lecpe.fr